« L’ensemble du travail pictural est figuratif, bien qu’insidieusement une petite part d’abstraction réussisse à se faufiler dans quelques œuvres dont certaines frôlent même parfois le surréalisme, déconcertant quelques visiteurs… L’humour est également présent, tout en se masquant le plus souvent ; il n’en est que plus subtil…
La richesse d’inspiration et d’expression du peintre est manifeste et s’appuie sur la technique personnelle mise au point peu à peu. Technique basée en partie sur la formation solide reçue lors de ses études dans une école de Paris enseignant l’art du trompe-l’œil, précise Céline Mirailh. Ainsi le faux bois et le faux marbre n’ont plus de secret pour elle quia acquis une belle aisance professionnelle en travaillant dans le bâtiment. Dans son exercice de plasticienne, pour la préparation de ses toiles notamment, elle associe désormais des enduits et produits du bâtiment à ceux pour artistes, notamment la peinture à l’huile. L’acrylique est parfois utilisé pour certains fonds, précise-t-elle. La palette constituée pour les tableaux de cette exposition offre une vaste gamme de rouges, nuancés, dégradés ; des noirs déclinés en certaines valeurs ; des jaunes, deux au plus éclatant ; des ors ; des violets, des mauves et des pourpres ; sans oublier des couleurs claires, rosées, pour traduire les carnations des héroïnes et peintes, qui offrent souvent une certaine ressemblance avec leur auteur. »